Le Social Reader de Facebook pour les nuls

Ce post reprend mon guide « Social Reader Facebook – Guide » disponible à cette adresse: http://bit.ly/guideFacebook 
n’oubliez pas de me suivre : @mattintouch sur twitter ou de me contacter pour plus d’informations (matt(at)stefani.fr)

Depuis quelques mois, nous voyons apparaître ce type d’informations dans notre flux d’actualité Facebook :


 
 
Ce sont des notifications de lectures de nos amis, des articles que nous aimerons probablement également si nous partageons les mêmes centres d’intérêts (ce qui est, faut-il le dire, assez fréquent).
 
Ces notifications utilisent la fonction “read” de Facebook, sortie en Septembre 2011.
Cette fonction « lire » fait partie des Facebook Actions ou “Gestures”, qui permettent d’utiliser d’autres verbes que le traditionnel « machin aime truc ».
 
Un grand nombre de médias nationaux vont sortir cette fonctionnalité dans les prochains jours et les prochaines semaines. Et nous nous posons une question toute simple :

comment ça marche?

 Pour qu’un article apparaisse dans ce flux, il faut quelques conditions préalables :
 
  1. que le site soit connecté à Facebook
  2. que vos amis se soient connectés à l’application du site en question
  3. que vos amis aient lus des articles

 
Une fois ces conditions réunies, plus vos amis lirons d’articles connectés, plus vous serez informés de lectures potentiellement intéressantes pour vous. Bien évidemment, si un article est lu par beaucoup de vos amis, il sera susceptible de remonter plus haut et plus longtemps dans votre flux d’actualité.

Vous pourrez ensuite accéder à l’application à votre tour, une fois que vous aurez accepté les termes de l’application de l’éditeur .
 
 
 

Quel est l’intérêt?

 
Pour un média, le principal intérêt est la dissémination de contenu. L’objectif est clair, c’est l’outil le plus simple jamais inventé pour transformer votre lecteur en prescripteur, sans qu’il n’ait rien à faire, à part un clic (d’où l’importance de ce clic, que l’on pourra inciter en achetant des Facebook Ads).

Une fois les conditions de l’application acceptées, tous les articles que vous aurez lus seront affichés dans votre liste de lecture :

 
Elles seront également partagées sur le mur de vos amis avec un grand nombre d’outils, qui vont permettre à votre contenu une dissémination jusqu’alors inespérée, en transformant, pour la première fois à grande échelle, vos lecteurs en prescripteurs :

  • Une visibilité majeure pour vos articles phares
 

  • Une réactivité accrue par les notifications Facebook
 

  • Une interactivité décuplée par la facilité de “liker” et de commenter

(merci Ralph pour cette remarque pertinente)

  • et surtout, une distribution de votre contenu au bon endroit (Facebook, 25 millions de français) au bon moment (en fonction de l’actu, pendant le temps libre) aux bonnes personnes (ce que mes amis aiment, je suis plus susceptible de l’aimer).

Plus votre contenu est une niche (Presse régionale/locale, presse spécialisée, orientation politique), plus votre publication sera disséminée et “endorsée” par les lecteurs des réseaux.

Un lecteur de Bretagne, avec ses 200 amis dont 80% de bretons, diffusera le contenu du Télégramme ou de Ouest France avec beaucoup plus de pertinence.

Idem pour un magazine de Hockey sur Gazon ou de Moto Cross, on est généralement amis sur Facebook avec les personnes avec qui on partage ses passions. 
 

Trois options principales pour les éditeurs

 
Si vous avez une publication sur Internet, 3 options principales se présentent à vous pour mettre en avant vos contenus sur Facebook :

  • L’intégration : connecter l’Open Graph à votre site internet.
  • L’applicatif : le développement d’une application “Social Reader”
  • Le mélange des deux

NB : Ce type de prestation est proposé par un certain nombre d’agences dites “agences Facebook”, il est préférable de s’associer à un agence spécialisée dans les médias dont Stefani&Co fait partie. Les applications médias ont des spécificités et de réglages très différents des autres acteurs présents sur Facebook.

1- L’intégration
 
Cette option est selon moi prioritaire, car elle permet de garder le trafic sur votre site, tout en utilisant le meilleur de Facebook.  
L’idée est de proposer à vos lecteurs de se connecter à votre site (rien de nouveau, mais ça n’a jamais pris dans les sites d’infos), en un seul clic grâce à son compte Facebook.

De plus, il est possible d’accéder à l’application depuis les lecteurs Facebook, ce qui permet d’agrandir rapidement sa base de données.

Cela peut être assez simple, si vos flux et votre base de données sont bien organisées.

C’est le choix qui a été fait par The Independant, avec son bloc de connexion au social reader sur toutes ses pages ou presque.

2- L’applicatif :
 
C’est l’option choisie par la majeur partie des médias à ce stade (The Guardian, Washington Post, WSJ, etc.)

L’idée est de rester dans un environnement Facebook en développant une application dédiée : pas besoin de sortir de Facebook pour lire vos contenus.

3- Le mélange des deux

L’idéal, bien entendu, dans une stratégie de dissémination de contenu.

On tire profit du trafic “intra Facebook” et du passage sur son site internet, pour collecter, digérer et assimiler un maximum de données, pour une meilleure expérience de lecture.

 

 
C’est le choix du Huffington Post et très prochainement de son cousin (le mastodonte de l’information française). 
 
 

L’intérêt pour Facebook?


Avec cette stratégie de contenu, Facebook chasse sur les terres de Google, dans une approche “on trouve tout sur Facebook, pourquoi aller ailleurs?”. Le site récupère au passage un peu plus de trafic, de temps passé sur son site.

Pour les applications, Facebook peut donc afficher quelques publicités sur la barre latérale, à droite dur reader.

Par ailleurs, grâce à toutes ces informations récoltées dans l’open Graph, Facebook pourra probablement prochainement proposer des annonces en affinité avec les lectures de chacun (attendons l’analye sémantique des Facebook Ads, comme pour les adwords dans votre Gmail).

Quand aux éditeurs, ils devront se contenter des informations qu’ils récoltent eux mêmes, Facebook ne partagera jamais cette mine d’informations avec eux… pour des raisons de confidentialité.

L’avenir :

Une fois que Facebook aura récolté un nombre d’information suffisant sur vos lectures, le site pourra vous recommander des articles en fonction :
  • de votre historique (médias préférés, catégories, thématiques, géo localisation, noms, etc.)
  • de l’historique de vos amis (et de vos affinités)
  • des buzz
  • et encore beaucoup d’autres options (analyse sémantique, entre autres)

exemple des recommandations par l’application ticketmaster

 

plus d’informations (matt(at)stefani.fr) / @mattintouch 

1 CommentLeave a Comment


  • Répondre

    Jimi Fontaine

    10 years ago

    Article très intéressant. Effectivement les applications Open Graph v2 appliquées au média présentent de nombreux intérêts, d’une part pour une forte propension virale mais également leur capacité de recommandation.J’ai décris dans le détail sur mon blog (*) le fonctionnement de l’application Ticketmaster.Elle devrait montrer la voie à de prochaines applications de recommandation de contenus chez les éditeurs. On pourrait imaginer de proposer des contenus et produits selon son activité de lectures et celle de ses amis sur les différents Social Reader … une vraie mine d’or pour un Social CRM massivement personnaliséJimi(*) http://www.jimifontaine.net/open-graph-v2-et-recommandation-application-t

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